Samedi 15 juillet 2006
Nous avons quitté Siwa et avons roulé toute la nuit pour arriver au Caire le 15 Août au petit matin. Cap sur Port-Saïd le lendemain !
La ville de Port Saïd est à cheval sur le canal de Suez. Un bac relie le côté Port Saïd au côté Port Fouad, il est gratuit et quasiment pas d'attente pour traverser. Une ville paisible où l'accueil est sympathique. Nous dormons à des prix imbattables au Mereland Hotel à Port Saïd.
La petite Histoire :
A la base, la statue de la liberté était destinée à l'entrée du canal de Suez. Le sculpteur français Bartholdi s'est inspiré des gigantesques stautes du temple d'Abou Simbel. La statue devait représenter selon lui "l'Egypte portant la lumière de l'Asie". Mais le khédive Ismaïl d'abord enthousiasmé jugea ensuite le projet trop coûteux. L'oeuvre revint donc à New York où elle devint "la Statue de la Liberté". A sa place, à l'entrée du canal de Suez, on érigea une statue de Ferdinand de Lesseps, déboulonnée par Nasser en 1956 au moment de la nationalisation du canal.
A la base, la statue de la liberté était destinée à l'entrée du canal de Suez. Le sculpteur français Bartholdi s'est inspiré des gigantesques stautes du temple d'Abou Simbel. La statue devait représenter selon lui "l'Egypte portant la lumière de l'Asie". Mais le khédive Ismaïl d'abord enthousiasmé jugea ensuite le projet trop coûteux. L'oeuvre revint donc à New York où elle devint "la Statue de la Liberté". A sa place, à l'entrée du canal de Suez, on érigea une statue de Ferdinand de Lesseps, déboulonnée par Nasser en 1956 au moment de la nationalisation du canal.
Le lac Manzaleh est à trois ou quatre kilomètre de Port Saïd. Il ressemble à un marais avec ses îlots où logent des familles de pêcheurs. Il n'y a pas beaucoup de fond et on s'y déplace en felouque. Un bac relie en trois heures les deux rives de Port Saïd à El Matarya et les pêcheurs qui regagnent leurs maisons s'accrochent à l'arrière du bac pour éviter de sortir les voiles ou simplement parce qu'il n'y a pas de vent !
Levé 5 heures pour avoir le premier bac (on a loupé celui d'hier !). On croise les doigts pour ne pas être embêtés par les militaires et on s'incruste sur un bac après avoir un peu attendu, bouffés par les moustiques. Il fait gris... c'est raté pour le levé du soleil ! C'est vendredi et il y a comme un air de vacances. Certains pêcheurs travaillent mais beaucoup pique-niquent sur leur felouque en famille, se baignent.
Levé 5 heures pour avoir le premier bac (on a loupé celui d'hier !). On croise les doigts pour ne pas être embêtés par les militaires et on s'incruste sur un bac après avoir un peu attendu, bouffés par les moustiques. Il fait gris... c'est raté pour le levé du soleil ! C'est vendredi et il y a comme un air de vacances. Certains pêcheurs travaillent mais beaucoup pique-niquent sur leur felouque en famille, se baignent.
Arrivée à El Matarya, les gens sont intrigués de notre présence. Le temps d'un café et on tente de trouver les fameux chantiers de bateaux situés dans une petite ville au bord du lac ... Mais laquelle ? De minibus en taxis collectifs, les incompréhensions sont nombreuses. On nous amène d'abord voir un petit artisan qui fabrique des felouques à Chatta croyant que nous voulons en acheter une. Retour à Matarya, on recommence les explications. Passage par Manzalah puis Damiette et enfin Ezbet el Burg. Ici, on demande le chantier mais les gens sont étonnés : c'est vendredi, pourquoi tu veux aller voir le chantier ? Un jeune homme immense et baraqué nous y conduit, la démarche tranquille. On aperçoit enfin les énormes carcasses de bateaux ! Un homme nous interpelle, il se dit "designer", en fait, il peint sur les coques et les proues des bateaux. Nous discutons un peu et repartons à la recherche d'un vendeur de falafel (il fait faim!).
Comme l'impression d'avoir traversé toute l'Egypte en deux jours ! Sur le retour, le chauffeur du taxi collectif me fait peur. Il zigzague entre les voitures, repli son rétroviseur pour mieux passer... on se croirait dans un épisode de taxi.
Comme l'impression d'avoir traversé toute l'Egypte en deux jours ! Sur le retour, le chauffeur du taxi collectif me fait peur. Il zigzague entre les voitures, repli son rétroviseur pour mieux passer... on se croirait dans un épisode de taxi.
(extrait du carnet de bord)
"Ici en Egypte, tout grouille de vie. Une charette qui passe, un piéton qui traverse n'importe où, une marche arrière en pleine rue, un vendeur de maïs sur un ralentisseur... Tout surprend toujours. Ce que j'aime ici, c'est que la monotonie ne semble pas exister."
"Ici en Egypte, tout grouille de vie. Une charette qui passe, un piéton qui traverse n'importe où, une marche arrière en pleine rue, un vendeur de maïs sur un ralentisseur... Tout surprend toujours. Ce que j'aime ici, c'est que la monotonie ne semble pas exister."