Jeudi 27 juillet 2006
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Chaque matin pendant les vacances d'été, des enfants du village âgés de 7 à 15 ans vienent travailler la terre à l'école qui continue de fonctionner avec les élèves d'Evelyne devenus adultes. J'apprends comme eux les techniques de la céramique, comment on bat la terre, faire attention aux bulles d'air, le décor totalement libre, l'émaillage, la cuisson ... Le premier jour, je me sens un peu manchot et perdue devant tous ces gamins qui tentent de me parler : je ne comprends pas grand chose. Mais comme mon niveau d'arabe est à peu près équivalent à mon niveau d'apprentissage en poterie, les plus grands m'apprenent et rient de me voir galérer à battre la terre.
Le potier me fait penser à un magicien. Un morceau de terre qui ne vaut rien à la base devient soudain un pot, une assiette, un plat, un animal, un sifflet ...
A cela s'ajoute la surprise du four : des pièces casseront-elles ? Que donnera l'émail ? Quel effet rendu par la fumée ?
Outils de base : mains, carton, cadre, rouleau... il suffit d'avoir un peu d'imagination, tout peut servir ! Amel et Amar, les deux filles de Om Amel qui fait du ménage chez Evelyne, passent de l'école à l'atelier d'Evelyne, aident leur mère dans la maison... Je les croise sans arrêt et leur parle un peu français : "Bonjour, comment ça va ?"
La terre vient de Foustat, le quartier des potiers du Caire. Elle est mélangée à l'eau et ensuite séchée au soleil avant d'être battue et formée en bloc.
Par Odile
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Publié dans : TOUNES
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